06/10/2007

Ca méritait mieux

Un article sans structure, pas relu, et écrit d'un jet : MBO est fait pour ça aussi ;-)


Loin de moi l'idée de minimiser l'importance de Radio One, la légendaire station radio britannique, dans le développement de ce qu'on connapit aujourd'hui. D'ailleurs, deux mots suffisent : John Peel. Quarante ans après sa création, Radio 1 fête ça en sortant un double cd concept : quarant artistes contemporains reprennent quarante hits représentant chacun une année, de 67 à 06. Comme il est probable qu'ils vont en vendre des camions, et que l'odeur du sapin est déjà perceptible, il fallait des gros noms et pas trop d'innovation. Mais quand même.

On ne sera pas surpris de qui on retrouve : Kaiser Chiefs, Amy Winehouse (*dois... éviter... commentaire*), Robbie Williams (qui reprend décemment Lola des Kinks), Razorlight, Hard-Fi, The Kooks et d'autres valeurs aussi sûres qu'emmerdantes. Donc, plutôt que croire que cette double compile sert vraiment à dresser un panorama de quarante ans de pop, on va s'occuper du meilleur et du pire.

Qui a eu l'idée de demander aux Fratellis de reprendre All Along The Watchtower (version Hendrix)? J'ai rien contre eux, j'ai même trouvé leur album sympa, à l'époque. Mais le gars chante comme une merde, et le riff ne sauve pas tout. Mike Skinner (The Streets), quant à lui, s'attaquait à Your Song, et c'est tellement (intentionnellement?) mauvais que ça en est totalement hilarant. Moins que Band On The Run version Foo Fighters, mais les FF n'ont plus été marrants depuis longtemps. Ca passe encore, comme d'habitude.

Franz Ferdinand (tiens, sont où eux? C'était encore les moins mauvais du lot, à l'époque) s'attaque laborieusement à Bowie, tandis que The Raconteurs rendent un très bel hommage à John Peel, reprenant Teenage Kicks.

Ensuite, on arrive à un morceau de choix. Mika qui reprend Can't Stand Losing You. Il ne faut pas prendre des pincettes. Je supporte déjà pas ce type, parce que Justin Hawkins a encore sans doute besoin de sa voix. Mais quelle merde, ce morceau. Sting parlait de suicide, espérons que ça soit prophétique.  Par contre, mention spéciale à Kasabian, que je n'apprécie pas plus que ça, et qui réussit à se sortir fabuleusement du ska des Specials, Too Much Too Young. Une des rares réussites de l'album.

On a aussi les gros copieurs, comme Keane (Under Pressure) ou Mcfly (A Town Called Malice): gaspillage de temps de studio.

Cette chère (ici aussi, pas de jeu de mot) Beth Ditto (The Gossip) a l'habitude de reprendre Careless Whisper en concert. Ca ne ressemble en rien à l'original, et tant mieux. Puis, ça se dilue encore plus, à la limite de la nausée. James Morrison, Paolo Nutini, Lily Allen, The Fray, des gens qui n'ont strictement aucune importance et encore moins d'intérêt. Klaxons sortent leurs chaînes en or pour faire une impression parfaite du No Diggity de Blackstreet, mais c'est la toute fin de l'album qui mérite un petit peu plus d'intérêt.

On passera le caractère terriblement ironique de The View reprenant très mal Don't Look Back Into The Sun (et ça il faut le vouloir) pour s'arrêter au girl band manufacturé Girls Aloud qui a peut-être enregistré le meilleur morceau ici, avec une reprise metallo-pop de Teenage Dirtbag. Imaginez la profondeur abyssale du reste... Maxïmo Park s'amuse avec Like I Love You (Pharrell/Timberlake), avec un résultat sympa (Chaka Khan!), Hard-Fi reprend Britney (c'était marrant en 2002 maintenant, c'est juste tirer sur une ambulance) et enfin Corinne Bailey Rae retravaille le Steady As She Goes des Raconteurs, mais bon, voilà quoi.

C'était bien nul, très long, juste le genre de trucs qui justifient l'existence du P2P. Et encore, morceau par morceau, parce que le reste ne vaut même pas la bande passante. Je ferais n'importe quoi pour récupérer ces deux heures de ma vie.

Conclusion : il est totalement interdit de dépenser le moindre sou pour ça, au mieux, chopez deux-trois morceaux quelque part, et voilà. Live Lounge 2, qui sort un peu plus tard ce mois-ci, sera sans doute plus intéressant (Biffy + Monkeys, déjà).

M'en vais fêter la reformation de Carcass, tiens...

01:13 Écrit par Denis dans Logorrhées variées | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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