01/09/2009

Nouvelle adresse Music Box Off

http://musicboxoff.blogspot.com



Ce blog-ci ne sera plus mis à jour


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23:03 Écrit par Denis dans Music Boxes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/07/2009

Pukkelpop preview, intro + 1/8

Pour la première fois depuis quelques années, je vais aller à un festival pendant plus d'une journée. La raison est simple : l'affiche du Pukkelpop ne me donne simplement pas le choix. Je comptais simplement aller voir Faith no More et le reste de l'affiche du jeudi, mais je ne saurais décemment passer à côté du reste.

J'ai fait une petite présélection de ce que je voulais voir, et je vais découper tout cela en huit parties, en disant en quelques mots pourquoi je veux voir ces artistes-là.

On commence avec la première partie du jeudi, le jour le plus chargé en ce qui me concerne (19 groupes à voir!)

Note préalable pour tous les posts : le Pukkelpop permet, et encourage les découvertes, donc il y a beaucoup de chances que je ne verrai pas tous ces groupes, et que mon attention sera détournée, tant mieux. Même chose pour l'horaire : vu qu'il n'a pas encore été dévoilé, je ne sais pas prévoir les (inévitables) collisions. Il faudra choisir...


Suite à la nouvelle adresse de Music Box Off

23:27 Écrit par Denis dans Spécial | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/07/2009

Encore un peu de métacommunication...

Suite des réflexions sur l'avenir de mes boîtes à musique...

D'abord, le switch Music Box de Skynetblogs vers Blogger. J'en suis 100% satisfait. J'imagine que j'ai du perdre quelques lecteurs dans l'aventure, mais je vais continuer à publier des deux côtés pendant quelques articles encore (et finir la migration des 500 articles), avant de définitivement mettre la clé sous le paillasson. Blogger est juste nettement mieux.

Au point que je vais faire la même chose pour Music Box Off. C'était le moins suivi de mes blogs, mais l'article sur Michael Jackson a été fort consulté, ce qui fait que de nouveaux lecteurs sont arrivés (bonjour à ceux qui ne sont pas repartis). Je vais donc continuer dans la même veine, mais là aussi, je vais migrer vers Blogger, tout aussi progressivement (même plus), même si je n'importerai pas tous les posts. Plus de détails plus tard, mais ça sera à cette adresse.

D'ailleurs, je vais entamer dans les prochains jours une suite d'articles qui présentera de manière évidemment subjective le Pukkelpop 2009, auquel j'assisterai. On en reparlera bientôt.

23:34 Écrit par Denis dans Music Boxes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/07/2009

Jack White et Beastie Boys, un pied dans le futur

Il ne se passe plus une semaine sans que des initiatives novatrices voient le jour en terme de distribution de musique commerciale.

On ne reviendra pas sur ce qui s'est passé ces dernières années, avec l'avènement de Trent Reznor comme pape du Music Business 2.0, mais force est de constater qu'il fait des émules. (Reznor entame actuellement sa reconversion comme gourou du marketing pour groupes débutants, offrant quelques conseils très intelligents sur son forum)

Par contre, je pense que je soulignerai régulièrement les initiatives que je trouve intéressantes, en commençant par ces deux-ci.


Beastie Boys

Dans le business depuis environ 70 ans, ils auraient pu tranquillement suivre un modèle classique. Alors qu'ils vont sortir leur premier album "complet" depuis 1998 (après le pur hip-hop To The 5 Boroughs et l'instrumental The Mix-Up) en septembre, ils sont actuellement en train de remasteriser et de ressortir leurs albums principaux. Ils ont commencé par Paul's Boutique, puis Check Your Head, et maintenant Ill Communication.

La particularite de cette sortie (outre l'excellente remasterisation et 12 bonus tracks), c'est qu'elle est variée, et complète, histoire que tous les goûts et tous les budgets puissent s'y retrouver. Jugez-en plutôt : l'album est disponible en version digitale (mp3 320 kbps, FLAC ou ALAC, par de merde à la iTunes ici) pour 17 dollars, le double cd pour 20, le double vinyl (180 grammes) pour 26 et l'édition de la mort, triple vinyl dans coffret luxueux de 1500 exemplaire pour 90.

Autre point d'intérêt : à l'achat d'un format physique, le téléchargement est compris, les B-Boys ont compris que la meilleure manière d'éviter le leak d'un album, c'est encore de leur mettre à disposition soi-même.

Pour ajouter encore une couche, ces 4 packages peuvent être agrémentés d'un tshirt exclusif, pour une quinzaine de bucks supplémentaires.

Je suis 100% pour ce genre de distribution, car personne n'est lésé : en ce qui concerne la musique, même celui qui achète la version à 90$ n'a pas un morceau de plus que celui qui n'achète que le download. On a clairement pensé aux fans, à tous les fans, d'abord.

J'espère pour eux qu'ils auront la même surprise que pour le double vinyl de Check Your Head : certains albums comprenaient un 7" de deux morceaux inédits, futurs extraits de Hot Sauce Committee, Volume One.


Jack White

Jack White, des White Stripes, Raconteurs et plus récemment The Dead Weather, a aussi un label et un studio, nommé Third Man.

Il va encore une étape plus loin, en créant une sorte de Fan/Record Club appelé The Vault . Le système est plus complexe, mais voici un résumé.

On peut être membre de deux manières. Soit en payant 7$ par mois (3 mois minimum) pour obtenir un accès aux préventes des artistes Third Man, des streams exclusifs, photos, chats, articles, etc etc. Une sorte de fan club multimédia, en somme.

Mais c'est surtout l'autre formule qui attire l'attention : pour 20 dollars/mois (3 mois minimum aussi), on a tout cela mais en plus un vinyl 12", un 7" et un tshirt exclusif. Exclusif, au sens le plus restrictif du terme : non seulement rien de tout cela ne sera vendu ailleurs, mais en plus les vinyls ne seront pas repressés. Encore plus : l'inscription pour le premier trimestre se clôturera le 21 juillet, et on pressera autant de vinyls que de membres inscrits. Impossible de faire plus exclusif, et la faq du site insiste sur le caractère collectionnable/ebayable des articles.

Je trouve que c'est assez osé comme démarche, et je n'ai pas la moindre idée (eux non plus, apparemment) si ça va marcher. On ne sait pas précisément pourquoi on paie : oui, on pourrait avoir le nouvel album des White Stripes avant tout le monde, mais on pourrait aussi se retrouver avec deux faces B des Raconteurs enregistrées dans le garage de Jack White (en fait, pourquoi pas?).

C'est sans doute pour cela qu'ils ont lâché le morceau sur les premiers disques disponibles : Icky Thump des White Stripes, en double 180 grammes avec un mix mono inédit (on rappelera que la version vinyl était nettement préférable au cd, très mal masterisé) et un 7" de deux reprises du Dead Weather.

Reste quand même une question cruciale : 60 dollars (45 euros environ) pour du contenu digital qui sera sans doute disponible ailleurs, une chance de préventes (pour des artistes dont les tickets sont encore accessibles), un vinyl d'un album connu, deux reprises et un tshirt?

Si je pouvais, je pense que je le ferais, que ce ne soit que pour les encourager à nous surprendre. Mais j'aurais quand même préféré quelque chose de plus dingue pour lancer le produit. On en veut toujours trop...

00:29 Écrit par Denis dans Logorrhées variées | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/07/2009

Le point sur six ans de rockblogging + la suite

version "ai pas le temps de lire bordel"

Music Box : chroniques d'albums récents
RetroMusicBox : chroniques d'albums plus anciens, en hiatus
Music Box Off : essais et blablas
Tumblr : web 2.0 machinchose
Twitter : twitter.


Cela fait presque six ans que j'écris sur le blog Music Box, qui a été lu par un peu moins d'un demi-million de personnes. À l'époque, pas de Facebook, encore moins de Twitter. J'avais choisi Skynetblogs parce que Blogger, à l'époque, était (bizarrement, quand on y pense) moins bien développé. Depuis, j'ai déjà eu envie de changer d'air pour diverses raisons, mais je suis toujours là, probablement par facilité et habitude.

Je me suis souvent posé la question de ce que je ferais si je commençais maintenant. Il est probable que je ferais quelque chose de plus interactif, avec vidéos (en 2003, pas de youtube) et intégration audio (en 2003, pas de blip.fm, de last.fm, de playlist.com, etc etc). Et donc, le temps passa, et je suis resté dans un schéma fort classique de chroniques d'albums récents. J'y ai ajouté en 2006 un blog de chroniques d'albums plus anciens (MusicBoxOff, qui est toujours la victime de mon manque de temps) ainsi qu'un blog (en 2007) pour parler de tout ce que je ne pouvais pas faire dans les deux autres (Music Box Off). Problème, les mises à jour de MBO sont vite devenues sporadiques, et finalement assez peu intéressantes.

Depuis, quelques événements m'ont fait réfléchir. D'abord, l'évolution des moyens d'expression par internet. Un simple exemple : quand j'ai eu l'idée, sur MBO, de proposer un mp3 différent par jour (le projet MDJ)  voilà ce que je devais faire pour le publier :

- trouver un morceau que je jugeais digne d'intérêt
- avoir un endroit pour le placer afin qu'il doit disponible à l'écoute : j'ai d'abord utilisé Google Pages, puis mon propre hosting, puis playlist.com
- insérer manuellement dans le post un code html que je devais modifier avec l'adresse du mp3, poster et espérer qu'il n'y ait pas d'erreur de mise en page

Tout cela pouvait prendre facilement 20 minutes, voire plus. Depuis, les choses ont évolué, pas moi.

Ensuite, mon article sur la carrière de Michael Jackson (ou plus précisément mon appréciation subjective de sa carrière) a eu un certain succès, et même si le soufflé est fatalement retombé, MBO compte plus de lecteurs qu'il n'a jamais eu. Mais si je ne l'alimente plus, ou très irrégulièrement, ce petit monde va forcément arrêter de lire, logique.

Deux conclusions :

1) Niveau contenu, je pense commencer une série qui sera mise à jour régulièrement, mais pas fréquemment : l'histoire subjective de certains groupes. J'ai eu pas mal de feedback positif sur l'article MJ, en mettant en évidence le caractère personnel et subjectif. Je continuerai donc à écrire de la sorte, en mélangeant fond historique objectif, opinion personnelle et une dose de mauvaise foi quand même. Je compte commencer avec Blur (j'avais déja commence une récap par album sur RMB, vite devenue très ennuyeuse à écrire), Manic Street Preachers (un groupe passionnant, même quand ils sont mauvais) et Pearl Jam, histoire de coïncider avec leur nouvel album, en septembre. Bien sûr, tout cela peut encore changer, j'ai hélas l'habitude d'annoncer des trucs que je n'ai pas l'occasion de faire.

2) Niveau media, les trois blogs continuent (même si RMB a encore moins de raisons d'être mis à jour, je le garde pour des articles ponctuels, selon mes envies), mais je vais y ajouter un Tumblr. Pour faire court, Tumblr c'est comme un blog, en bien plus facile. Si Tumblr avait existé en 2003, il est très clair que c'est ce que j'aurais commencé à utiliser : pour reprendre l'exemple ci-dessus, pour faire écouter un mp3, il suffit de l'uploader directement via l'interface de tumblr, et voilà. Le lecteur est intégré, le morceau est hébergé chez eux.

Je verra au fur et à mesure comment utiliser le tumblr, mais il résumera l'ensemble de mes posts (flux rss des trois blogs) + le twitter (surtout des annonces des nouveaux articles) ainsi que plus ou moins n'importe quoi d'autre : des morceaux en écoute, des vidéos youtube (et autres), des news, des photos et des commentaires courts et rapides, les articles plus longs resteront ici. J'ai pu trouver une utilisation parfaite de l'outil hier, en mettant en écoute le nouveau morceau d'Arctic Monkeys, quelques minutes après sa première diffusion sur Radio One UK. Ce sera sans doute un peu bordélique, mais c'est aussi le but : here and now.

Keep on rockin' in a free world, etc etc, et merci de me soutenir et me supporter en lisant mes trucs depuis tant d'années.

10:21 Écrit par Denis dans Music Boxes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/06/2009

Michael Jackson (1958-2009)

J'ai appris la mort de Michael Jackson en direct, en suivant l'info via twitter. Mon impression, deux jours après, n'a pas changé : c'est simplement irréel. Mais d'un autre côté, il n'y avait pas d'autre issue : pour que la légende soit à jamais définitive, il devait mourir brutalement, dans des circonstances qui resteront toujours douteuses. Les hagiographies et critiques cyniques n'ont pas manqué, et ne manqueront pas dans les prochains jours (et je suis très satisfait de ne pas regarder la TV : je n'y ai pas vu une seule image couvrant l'événement). Je vais simplement m'attacher à exprimer mon avis sur l'artiste Michael Jackson, probablement la personnalité la plus connue de l'histoire du show-business.

J'ai vu Jackson en concert une fois, à Ostende, lors de sa méga(lo) tournée HiStory (septembre 97), durant laquelle il avait érigé d'immenses statues de lui un peu partout en Europe. Le show était évidemment impressionnant, mais le son pourravissime (on était quand même dans un hippodrome) et il était impossible qu'il chante en live en dansant comme ça, la performance était partiellement fake. Je n'en ai pas gardé un souvenir imperissable, de plus, je me dois de le signaler : la carrière musicale de MJ est quand même sérieusement inégale.

Sa jeunesse, Jackson 5 et tout, franchement, je m'en fous. Les gosses exploités par leurs parents (ce qui peut facilement expliquer beaucoup de choses dans le comportement futur de Wacko Jacko), je n'ai pas envie de les écouter, surtout quand ils ont une voix suraiguë. ABC, I Want You Back et consorts, ça m'énerve. Par la suite, les choses s'arrangeront, et Can You Feel It reste un morceau funk tout à fait décent, sans atteindre le niveau des génies du genre. Parallèlement à son succès familial, Michael, clairement la star de la famille, allait sortir quelques albums solo qui ne m'ont jamais intéressé (même quand Pearl Jam a repris une partie de Ben pour leur morceau Rats). Il faudra attendre 1979 et Off The Wall pour que la mégastar devienne surhumaine. Seulement, et on ne le savait pas encore, il n'arriverait plus, en trente ans, à atteindre ce niveau : Off The Wall sera son meilleur album, titre éventuellement disputé par le suivant, Thriller. Il faut dire qu'il est excellent, truffé de dancefloor fillers comme Don't Stop Til You Get Enough, Rock With You ou Workin' Day And Night, ou de la somptueuse ballade She's Out Of My Life. Ce dernier morceau montre à quel point la voix de Jackson est exceptionnelle, même proche de la rupture.

À partir de là, la machine était lancée. Les 20 millions d'Off The Wall vendus ne seront pas grand chose comparés à la suite : Thriller (1982) et ses 109 millions (chiffre qui va certainement augmenter ces prochains jours) qui font de lui l'album le plus vendu de tout les temps. Il est d'ailleurs extrêmement probable qu'il le restera éternellement, vu que le concept même d'album est voué à disparaître. Thriller est un disque monstrueux, malgré sa pochette ridicule. Wanna Be Startin' Somethin' et son électro claustro ouvre l'album, qui enchaîne ce qui est sans doute la plus extraordinaire série de hits de l'histoire de la musique enregistrée : à un duo gentillet avec Paul McCartney suit en effet la triade fabuleuse Thriller / Beat It / Billie Jean. La caisse claire et basse de l'intro de ce dernier est indescriptible de perfection sonique. À partir de là, MJ ne pouvait que décliner, mais heureusement, cela se fera en douceur. Mais la chute sera progressive, et totalement irrémédiable.

Cinq ans après, l'attente était immense, les moyens aussi. Martin Scorsese réalise un film de 20 minutes illustrant le morceau-titre mais aussi le changement d'image de MJ : il devient Bad. L'album se vendra très bien, mais nettement moins que Thriller. La Jackomania est à son comble : neuf morceaux sur onze sortiront en single (dont quelques perles, I Just Can't Stop Loving You ou encore l'implacable Smooth Criminal), cinq seront n°1 aux USA, un fait unique à ce jour. Il tournera deux films promo (Captain EO pour Disney, Moonwalker), mais les ennuis allaient commencer. On s'interroge sur sa vie apparemment étrange, on se moque de son caisson d'oxygène et de ses remontées testiculaires dansantes. Leave Me Alone, le dernier morceau de l'album, parle de lui-même. Mais personne ne le fera jamais.

Alors que Jackson est devenu un phénomène qu'on pensait immortel, Dangerous allait faire mal, très mal. Sony voulait mettre à jour le son 80s de Jackson, et enrôla le producteur de l'époque, Teddy Riley. 30 millions de copies partirent, mais MJ perdit son âme. L'album est gonflé de partout, 77 minutes d'excès et de mauvais goût, tant musical (metal/funk/pop/rap/choeur/ballades écoeurantes/Stéphanie de Monaco) et visuel (des clips invraisemblables). L'exploitation commerciale dura deux ans et neuf singles. Le vent commençait à tourner, et Sony trouva une solution inédite : le prochain album serait double, et comprendrait un best of.

HiStory : Past, Present and Future Volume 1 est au moins aussi prétentieux que son titre. Le premier disque comprend quinze succès extrait des quatre albums Sony précédents (la sélection laissant parfois à désirer) et est suivi d'un second de quinze nouveaux, emmenés par le très casse-oreilles Scream, duo avec sister Janet, illustré par le clip le plus cher de l'histoire. Le reste? Un mix de ballades mièvres (You Are Not Alone, Stranger In Moscow) ou affreuses (Earth Song, malgré la bonne intention) et de morceaux plus enlevés, notamment marqués par la présence de guests, comme... Shaquille O'Neal. MJ est toujours fâché, et s'attaque au méchant juge qui veut le foutre en tôle (D.S) et aux tout aussi méchants journalistes (Scream, Tabloid Junkie). Il reprend aussi très mal Come Together, quelques années après avoir acheté les droits de plusieurs centaines de morceaux des Beatles, au nez et à la barbe de leurs compositeurs et ayant droits (il semble que le testament de MJ leur rendrait, on le saura dans quelque temps). Histoire de faire encore pire, l'album sera suivi par une plaque de remix et d'inédits médiocres, alors que le dernier album studio sorti de son vivant, Invincible, ne vaut même pas la peine qu'on lui accorde une phrase complète.

Depuis lors, la vache à lait fait sortir des compiles diverses et variées, mais semble incapable de pouvoir se concentrer sur de la nouvelle musique. Il est vrai que sa vie privée ne le poussait pas spécialement à composer tranquillement en studio. Gageons que d'ici quelques mois, on retrouvera miraculeusement des maquettes, histoire de sortir quelques albums posthumes à la Tupac Shakur. Sa dernière actualité, c'était son come back fracassant sur la scène : il devait jouer 10 fois sur la (très grande) scène de l'O2 Arena de Londres. Des promoteurs naturellement avides ont vite fait de quintupler (!) ces concerts, il semblait alors évident que Jackson n'aurait jamais été physiquement capable de tenir le coup.

On ne le saura jamais, comme on ne saura jamais si l'artiste Michael Jackson allait être capable, comme un de ses modèles, de provoquer sa résurrection. Ce qu'on sait, par contre, c'est l'importance immense de l'artiste pour son art, et pour la société en général. On ne citera que deux exemples : c'est son extraordinaire talent qui empêcha les médias US de ne pas diffuser ses chansons, ouvrant ainsi la porte aux artistes Afro-Américains, de même, il aura créé quelques ponts entre des genres musicaux jusque là séparés (dès le solo d'Eddie Van Halen dans Beat It).

Sa chute fut terrible, et sa grande période créatrice assez courte. Mais quand Michael Jackson était bon, il était extraordinaire.

22:37 Écrit par Denis dans News | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jackson |  Facebook |

28/05/2009

Elections européennes 2009 : Christiane Vienne, PS

Il semble que je n'aurai plus de réponse à mon petit questionnaire dont le sujet est pourtant au moins aussi important que certaines imbécillités au centre de la campagne électorale, mais cela ne fait jamais que démontrer une fois de plus le profond décalage entre les politiques et les gens qu'ils sont censé représenter.

Voici donc les réponses de Christiane Vienne, seconde tête de liste du PS aux européennes, et peut-être seule personne contactée qui sait de quoi elle parle. Je la remercie de sa réponse, elle est le seul membre d'un des quatre "grands" partis à avoir daigné me répondre. Et en plus, elle aime Queen.


Question 1 : La France se prépare à adopter, dans un contexte particulièrement houleux, la loi dite Hadopi, qui concerne la lutte con tre les modes d'échange illégaux des ouvres artistiques via Internet. Le député européen français Guy Bono est à l'origine d'un amendement dont le sens va à l'encontre de cette loi, il critique notamment les atteintes à la vie privée et les conséquences négatives de la privation d'Internet.
Nos lecteurs aimeraient savoir si vous suivez la question, quelle est votre opinion sur le sujet, et éventuellement si vous comptez vous engager dans le cas d'une éventuelle élection.

Je suis la question de près car je suis très attachée à la protection de la vie privée mais aussi au respect des droits d’auteurs. Le statut des artistes est encore beaucoup trop incertain, trop d’obstacles subsistent pour pouvoir vivre de ses œuvres. J’ai d’ailleurs cosigné une proposition de loi votée par le Parlement sur la défiscalisation partielle des droits d'auteur (voir www.senat.be, document législatif n° 4-885/1). Par ailleurs, je suis intransigeante quant à la séparation des pouvoirs, c’est essentiel pour une démocratie. Autoriser une autorité administrative à interférer dans la vie privée est très risqué, des abus pourraient vite voir le jour. Seul un juge doit, le cas échéant, pouvoir interférer dans la vie privée des personnes.


Question 2 : Le procès fort médiatisé des propriétaires du site Internet The Pirate Bay a abouti, en première instance, à une peine d'un an de prison ferme ainsi qu'à une sanction financière importante à l'égard des trois prévenus. Parallèlement, le Parti Pirate suédois est crédité, selon les sondages, d'un siège aux prochaines élections. Pensez-vous que le Parlement Européen doit faire un pas pour guider ses états membres vers une solution homogène, qui pourrait satisfaire les différentes parties ?

Le vie privée doit rester privée, y compris sur la toile. Mais elle ne peut en aucun cas entraver les droits d’auteurs. Dans ce dossier, comme dans beaucoup d’autres, une solution au niveau européen est préférable si on veut assurer une certaine égalité entre tous les citoyens de l’Union. Toute la difficulté est de trouver le juste équilibre entre droits d’auteur et liberté individuelle, en ce compris sur le net. Ce ne sera pas facile mais il faut y travailler.

Question 3 : Un peu de détente : écoutez-vous de la musique rock ? Si oui, quel genre, quels artistes, quelles époques ?

Ma star de toujours est… Queen, Freddie Mercury. Mes enfants disent que je suis ringarde mais cela m’est m’est égal, moi j’adore !